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Dépistage de la violence à l’égard des femmes dans les relations intimes

« Je crois que nous souhaitons toutes qu’on nous le demande, même si nous nions être victimes de violence. Il n’y a pas de bons moments. Mais, si vous posez la question, même si je nie les faits, je peux retourner vers vous et demander de l’aide au besoin. » [41]

Les examens systématiques du dépistage de la violence à l’égard des femmes dans les relations intimes n’ont pas permis de recueillir suffisamment de données probantes pour faire une recommandation permettant d’affirmer la pertinence du dépistage. [37] Toutefois, le fait de questionner les femmes sur ce type de violence ne leur nuit aucunement et peut valider leurs expériences, accroître l’estime qu’elles ont d’elles-mêmes et réduire leur sentiment d’isolement. [37] Bien que la nature de la relation entre le médecin et la patiente et la manière de poser les questions peuvent être plus importantes pour les femmes que les questions elles-mêmes, il existe des outils de dépistage de la violence à l’égard des femmes dans les relations intimes. [37] Deux exemples sont fournis ci-dessous.

 

Outil RADU (Traduction libre pour SAFE Tool)

R – Comment décririez-vous votre relation de couple?

A – Que se passe-t-il quand vous argumentez avec votre conjoint?

D – Quand il y a des disputes, êtes-vous frappée, bousculée ou blessée?

U – Avez-vous un plan d’urgence? [42]

 

Outil de dépistage de la violence faite aux femmes

  1. De façon générale, comment décririez-vous votre relation? Beaucoup de tension, une certaine tension, aucune tension

  2. Vous et votre partenaire réglez vos disputes avec... beaucoup de difficulté, une certaine difficulté, sans difficulté.

  3. Les disputes vous amènent-elles à vous sentir déprimée ou à avoir un mauvais sentiment à votre égard?

  4. Arrive-t-il que les disputes donnent lieu à des coups, des coups de pied ou des bousculades?

  5. Vous arrive-t-il d’avoir peur de ce que dit ou fait votre conjoint?

  6. Votre conjoint vous a-t-il déjà infligé des mauvais traitements physiques?

  7. Votre conjoint vous a-t-il déjà infligé des mauvais traitements psychologiques?

Pour les questions de 3 à 7, répondez par souvent, parfois ou jamais. [43]

Divulgation

Quand une femme révèle qu’elle est victime de mauvais traitements, il est important qu’elle obtienne une réponse compatissante, que sa sécurité soit évaluée et que de l’information sur les services communautaires, comme les refuges, lui soit fournie. [37] Pour un supplément d’information, consultez le protocole d’accord sur la violence à l’égard des femmes dans les relations intimes de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC).

 

 

 

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37. Cherniack, D, Grant, L, Mason, R, Moore, B, Pellizarri, R. Intimate partner violence consensus statement. JOGC 2005;27:365-88.

41. Campbell, JC, Pugh, LC, Campbell, D, Visscher, M. The influence of abuse on pregnancy intention. Women’s Health Issues 1995;5:214-223.

42. Abuse in pregnancy: information and strategies for the prenatal educator. Dans : Le Centre de ressources sur la maternité, les nouveau-nés et le développement des jeunes enfants de l'Ontario, Toronto, ministère de l’Ontario; 2002. p. 6.

43. Brown JB, Lent B, Brett PJ, Sas G, Pedersen LL. Development of the woman abuse screening tool for use in family practice. Family Medicine 1996;28:422–8.

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