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Infertilité

  • Les femmes pauvres (de même que les lesbiennes, les femmes seules, les femmes âgées et les femmes handicapées) ont traditionnellement été exclues de l’accès aux technologies de reproduction assistée. [7]

  • Les femmes ayant des niveaux de revenu et d’instruction plus élevés n’ont pas des taux plus élevés d’infertilité. En fait, ce sont les femmes des groupes socioéconomiques moins élevés qui ont les taux d’infertilité les plus élevés. [7][8]

  • Souvent, les couples et les personnes aux prises avec l’infertilité ressentent de la culpabilité, ont une faible estime de soi, vivent la dépression et la déception, ont des taux plus élevés de conflits relationnels et de dysfonction sexuelle. [7]

1.

Selon vous, comment l’expérience de l’infertilité peut-elle être différente pour les personnes qui peuvent se payer le traitement et celles qui ne le peuvent pas?

 

Le coût du traitement

  • En Ontario, un cycle de fécondation in vitro (FIV) coûte entre 7 750 $ et 12 250 $ (250 $ pour l’analyse du sperme, 2 500 $ à 7 000 $ pour les médicaments et 5 000 $ pour la FIV). [9] Les prix sont similaires partout au Canada.

  • Chez les femmes de moins de 40 ans, 28 à 30 % des embryons transférés donnent lieu à une grossesse. [9]

  • En Ontario, le gouvernement provincial paie pour trois cycles de FIV (sans les médicaments) pour les femmes qui ont un blocage bilatéral des trompes de Fallope. [9] Ce n’est pas le cas ailleurs au Canada.

  • L’insémination intra-utérine coûte 450 $ en plus du coût des médicaments (27 $ à 2 500 $). [9]

  • En plus des coûts monétaires, il y a d’énormes coûts en temps associés au traitement de l’infertilité, ce qui peut perturber l’horaire de travail et menacer le revenu et la sécurité d’emploi. [10]

Qui a accès aux traitements de l’infertilité?

  • Un nombre disproportionné de femmes blanches scolarisées et non handicapées de la classe moyenne vivant dans des couples hétérosexuels ont accès aux traitements de l’infertilité. [7][8]

  • Dans l’État du Massachusetts, le gouvernement a rendu obligatoire l’inclusion des traitements de l’infertilité aux régimes d’assurance maladie privés. Malgré cela, 60 % des femmes qui ont eu accès aux traitements de l’infertilité avaient un revenu familial de plus de 100 000 $, comparativement à 17,7 % de la population de l’État. Toutefois, il est possible que beaucoup de femmes de statut socioéconomique plus faible ne bénéficient pas de la protection d’une assurance maladie. [8]

  • Dans les pays où les traitements de l’infertilité sont subventionnés, les taux de FIV sont de trois à cinq fois plus élevés qu’aux États-Unis, ce qui indique les répercussions du coût prohibitif de ces traitements. [8]

1.

Comment vous sentez-vous par rapport à cette iniquité dans l’accès aux traitements de l’infertilité?

2.

La liberté de procréation est-elle un droit humain?

 

 

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7. Peterson, MM. Assisted reproductive technologies and equity of access issues. Journal of Medical Ethics 2005;31:280-5.

8. Jain, T, Hornstein, MD. Disparities in access to infertility services in a state with mandated insurance coverage. Fertility and Sterility 2005; 221-3.

9. London Health Sciences Centre. Department of Reproductive Endocrinology and Infertility. Disponible au www.lhsc.on.ca/programs/infertility. Accès en août 2005.

10. Stotland, NL. Psychiatric issues related to infertility, reproductive technologies and abortion. Women's Mental Health 2002; 13-26.

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