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Santé mentale

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Bien que l’émergence de la violence à l’école, de l’adhésion aux gangs et du suicide des adolescents ait fait ressortir les questions de santé mentale comme une priorité pour les jeunes, les obstacles présents lorsqu’il s’agit de recevoir des services se sont avérés particulièrement apparents chez les adolescents qui vivent dans la pauvreté. Le manque de services de santé mentale peut entraîner des conséquences négatives dont des actes extrêmes de violence, des taux accrus de décrochage et des suicides. Malheureusement, les adolescents pauvres sont souvent ceux qui reçoivent le moins de soutien, alors qu’ils sont fréquemment ceux qui ont le plus besoin de services de santé mentale. [21]

 

 

1.Choisissez le ou les énoncés qui décrivent le mieux l’état mental des jeunes à faible revenu.
Les jeunes à faible revenu ont un faible sentiment de maîtrise de soi et d’estime de soi.
Les jeunes qui sont pauvres sont moins susceptibles que leurs pairs mieux nantis d’être heureux et intéressés par la vie.
Le fait de vivre dans un quartier défavorisé est plus susceptible de contribuer à la détresse psychologique des adolescentes que des adolescents.
Les adolescents pauvres sont plus susceptibles de déclarer avoir une excellente santé.
1 et 2
1, 2 et 3
3 et 4
Toutes ces réponses.
References for this Activity
1. Abernathy, T. J., Webster, G., Vermeulen, M. (2002) Relationship Between Poverty and Health Among Adolescents. Adolescence, 37, 145, 55-67.
2. Simons, R. L., Johnson, C., Beaman, J., Conger, R. D., et Whitbeck, L. B. (1996). Parents and peer group as mediators of the effect of community structure on adolescent problem behavior. Am. J. Community Psychol. 24:145-171.

 

Explication MULTIfactorielle de l’effet de la pauvreté sur la santé mentale des adolescents

 

 Une faible estime de soi est associée à une faible maîtrise de soi, au fait de ne pas être heureux et intéressé par la vie, d’être moins actif physiquement et de ne pas déclarer sa santé comme étant excellente. Une faible maîtrise de soi est associée au fait de vivre avec un seul parent, d’avoir une faible perception de soutien social, une faible estime de soi et une détresse élevée, de ne pas être heureux et intéressé par la vie, de ne pas déclarer sa santé comme étant excellente et d’avoir eu un plus grand nombre de consultations avec un travailleur social ou un conseiller au cours des 12 derniers mois. [22] Le fait de vivre dans des milieux communautaires défavorables a des répercussions indirectes sur les symptômes dépressifs des jeunes en faisant augmenter les symptômes dépressifs de la mère par des influences similaires. Les jeunes qui ne participent pas aux activités scolaires et communautaires peuvent être socialement isolés ou développer une faible estime de soi, ce qui peut se traduire par des symptômes dépressifs.

Les effets néfastes des difficultés économiques sur l’adaptation socio-émotionnelle des jeunes comprennent :

  • la détérioration des relations avec les pairs;

  • une faible estime de soi;

  • un comportement antisocial;

  • l’anxiété;

  • la dépression. [23][24][25]

 

 La dépression est-elle contagieuse?

Les jeunes qui sont pauvres sont plus susceptibles de vivre avec une mère qui présente des symptômes de dépression, ce qui est un prédicteur des symptômes dépressifs chez les jeunes adolescents. Un lien direct a été établi entre la dépression maternelle et les symptômes dépressifs chez les jeunes. Cette association peut être attribuable aux comportements maternels qui accompagnent fréquemment les symptômes dépressifs comme l’inattention, une discipline incohérente et l’indiscrétion. [26] Les jeunes présentent des risques de symptômes dépressifs lorsqu’ils sont exposés aux conflits entre conjoints. Les symptômes dépressifs peuvent se présenter si le jeune se sent menacé, s’il est incertain de sa relation avec ses parents, s’il se sent responsable du conflit ou s’il y est impliqué. [27] Les punitions corporelles sont aussi un médiateur partiel du lien entre la pauvreté et les symptômes dépressifs chez les jeunes adolescents. [22]

 

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21. Lewin Group. (2000). Enhancing youth services. Consulté le 21 avril 2003, au www.naphs.org/youth_services/lewinpaper.html.

22. Eamon, M. K. (2002). Influences and mediators of the effect of poverty on young adolescent depressive symptoms. Journal of Youth and Adolescence, 31:3, 231-242.

23. Bolger, K. E., Patterson, C. J., Thompson, W. W., et Kupersmidt, i. B. (1995). Psychosocial adjustment among children experiencing persistent and intermittent family economic hardship. Child Dev. 66:1107-1129.

24. Costello, E. J., Angold, A., Burns, B. J., Stangl, D. K., Tweed, D. L., Erkanli, A., et Worthman, C. M. (1996). The Great Smoky Mountains Study of Youth. Arch. Gen. Psychiatry 53:1129-1136.

25. Hanson, T. L., McLanahan, S., et Thomson, E. (1997). Economic resources, parental practices, and children's well-being. In Duncan, G. J., et Brooks-Gunn, J. (eds.), Consequences of Growing Up Poor. Russell Sage Foundation, New York, NY.

26. Gelfand, D. M., et Teti, D. M. (1990). The effects of maternal depression on children. Clin. Psychol. Rev. 10:329-353.

27. Buehler, C., Krishnakumar, A., Anthony, C., Tittsworth, S., et Stone, G. (1994). Hostile interparental conflict and youth maladjustment. Fam. ReL 43:409-416.

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