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Éviter les plaintes de mauvais traitements d’ordre sexuel

L’ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario a fourni une liste de suggestions pour aider les médecins à éviter les plaintes d’inconduite sexuelle et le dépassement des limites.[4] Cette liste est disponible dans le site Web de l’Ordre.

 Il est important pour les médecins d’adopter des pratiques qui communiquent clairement leurs intentions à l’égard du patient.

  1. Éviter les comportements, les expressions ou les gestes que le patient pourrait interpréter comme étant séduisants ou sexuellement dégradants.

  2. Faire preuve de sensibilité et de respect pour l’intimité du patient de façon à ce qu’il se sente toujours à l’aise : ne pas le regarder se vêtir ou se dévêtir, lui fournir de l’intimité et lui remettre les couvertures ou les vêtements nécessaires.

  3. Demander la permission avant de faire un examen intime, offrir des explications sur la nécessité d’un tel examen, répondre aux questions sur l’examen ou aller au devant de celles-ci.

  4. Utiliser des gants pour l’examen des organes génitaux.

  5. Ne pas faire de commentaires à caractère sexuel sur le corps ou les vêtements du patient.

  6. Ne pas faire de commentaires d’ordre sexuel ou sexuellement dégradants à un patient.

  7. Ne pas critiquer la préférence sexuelle d’un patient.

  8. Ne pas poser de questions ou faire de commentaires sur la performance sexuelle sauf si l’examen ou la consultation tourne autour du sujet de la fonction ou de la dysfonction sexuelle.

  9. Ne pas chercher à obtenir des détails sur les antécédents sexuels ou sur les préférences ou les aversions sexuelles du patient sauf si le sujet est pertinent à la consultation ou à l’examen.

  10. Ne pas inviter un patient pour une sortie.

  11. Ne pas embrasser un patient. Offrir un contact encourageant quand la situation l’exige.

  12. N’avoir aucun contact d’ordre sexuel (de l’attouchement aux rapports sexuels).

  13. Ne pas parler de ses propres préférences, fantasmes, activités, performances et problèmes sexuels.

  14. Apprendre à reconnaître et détourner les patients séducteurs et à contrôler le milieu thérapeutique.

  15. Tenir des dossiers précis qui indiquent la nécessité des examens intimes ou des questions de nature sexuelle, de même que les conclusions cliniques positives ou négatives.

  16. Les patients qui le désirent ont le droit à la présence d’une tierce partie durant les examens internes ou intimes, sauf en cas d’urgences constituant un danger de mort. Dans certains cas, le médecin est en mesure de fournir cette tierce partie. Quand le médecin n’est pas en mesure de le faire, les patients doivent être informés de la possibilité d’amener une personne de leur choix. Dans les situations non urgentes, les médecins ont le droit d’insister pour qu’une tierce partie soit présente durant les examens internes ou intimes, et de refuser de faire ces examens si le patient refuse de consentir à la présence d’une tierce partie dans la pièce. [3]

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3. Le contenu de cette section a été fourni par Dre Janet Dollin, Bureau de diversité et d’équité en matière des sexes de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa.

4. Avoid Complaints of Sexual Abuse, Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario. www.cpso.on.ca/Policies/avoid.htm. Accès le 13 février 2006.

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