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CanMEDS et le genre

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Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada

Les rôles CanMEDS 2005 peuvent être abordés dans une perspective sexospécifique.[20].

Communicateur -

Nos hypothèses et préjugés personnels influent sur notre façon d’aborder les patients. Une perspective sexospécifique de la clinique pratique reconnaît l’influence des différences biologiques et sociales des patients sur les tests, les diagnostics, les traitements et les résultats cliniques.

 

Pourquoi les médecins sont-ils plus susceptibles d’aborder la question de l’abandon du tabac avec les fumeurs plutôt que les fumeuses?[21]

 

 

Érudit -

Une perspective sexospécifique de la recherche reconnaît les conséquences cliniques des recherches médicales qui ne tiennent pas compte du genre et les preuves médicales qui en résultent.

 

Pourquoi sur les onze essais menés avant 1997 sur le dépistage du cancer du poumon, deux seulement comprenaient des femmes? [22] Pourquoi parmi les essais inclus dans les 30 revues systématiques portant sur le traitement des maladies cardiovasculaires dans la Bibliothèque Cochrane, 33 % seulement examinent les résultats selon le sexe? [23]

 

 

 

Professionnel -

Le genre joue un rôle dans nos relations professionnelles. Une perspective sexospécifique de la pratique médicale reconnaît que le sexe ou le genre du fournisseur influe sur le contact de soins de santé.

 

Pourquoi les infirmières sont-elles plus prêtes à servir les hommes médecins et à s’en remettre à eux et ce, même lorsque les décisions médicales de ces médecins semblent erronées? [24]

 

 

Collaborateur -

Si nous, les médecins, sommes censés travailler et apprendre avec tous les membres de l’équipe soignante, nous devons alors comprendre de quelle manière nous travaillons et apprenons avec les autres personnes.

 

Pourquoi n’accordons-nous pas plus d’importance aux preuves voulant que les étudiants et les étudiantes ont différentes approches à l’apprentissage? [25]

 

 

Gestionnaire -

En médecine, comme dans d’autres domaines du monde universitaire, le nombre de femmes occupant des postes de professeures titulaires ou de directrices de département demeure faible malgré le nombre croissant de femmes qui se lancent dans une carrière universitaire et qui occupent un poste de débutante ou pendant une session seulement. En 1921, les femmes représentaient 15 % des membres du corps professoral par comparaison à 18 % aujourd’hui. L’inscription à la hausse n’a pas favorisé l’avancement. [26]

Pourquoi n’y a-t-il pas égalité du nombre d’hommes et de femmes dans les postes de leadership universitaire et de gestionnaires en soins de santé?

 

Promoteur de la santé -

Les rôles sociaux différents des hommes et des femmes affectent leur santé différemment. La promotion de la santé nécessite une compréhension de l’influence des facteurs sociaux, économiques et sexospécifiques sur la santé de la personne.

 

Pourquoi 94 % des décès en milieu de travail surviennent-ils chez les hommes?[27]

 

Expert médical -

Le genre est un déterminant de la santé. Ainsi, pour offrir des soins d’expert fondés sur les données probantes qui soient vraiment centrés sur le patient, il importe :

 

  • De comprendre les aspects biologiques et techniques des soins médicaux;

  • De comprendre l’interaction entre la personne et le contexte social;

  • De faire preuve de comportements professionnels qui témoignent du respect et d’une compréhension approfondie de la différence et de la diversité.

 

 Conseils pour y arriver :

 

  • Passez en revue les modules afin d’acquérir une compréhension du genre que vous pourrez transférer et appliquer dans d’autres domaines;

  • Apprenez à utiliser le « sexospécificomètre » pour votre examen des problèmes médicaux

     

     

  • N’acceptez pas les choses telles qu’elles sont. Posez la question « pourquoi? ».

 

 

Commencer l’activité sur les « termes ».

 

 

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20. rcpsc.medical.org/canmeds/ Consulté le 3 novembre 2005.

21. Young, JM, et JE Ward. « Influence of physician and patient gender on provision of smoking cessation advice in general practice », Tob Control, vol. 7, 1998, p. 360-3. tc.bmjjournals.com/cgi/content/full/7/4/360. Consulté le 19 mars 2006.

22. Baldini, EH, et GM Strauss. « Women and lung cancer: waiting to exhale », Chest, 112 (4 suppl.), 1997, 229S-234S. www.chestjournal.org/cgi/reprint/112/4/229S. Consulté le 19 mars 2006.

23. Johnson, SM, CA Karvonen, CL Phelps, S Nader et BM Sanborn. « Assessment of analysis by gender in the Cochrane reviews as related to treatment of cardiovascular disease », Journal of Women's Health, 12(5) 2003, p. 449-57.

24. Zelek, B, et SP Phillips. « Gender and power: Nurses and doctors in Canada », International Journal for Equity in Health, vol. 2, no 1 (2003). www.equityhealthj.com/content/2/1/1. Consulté le 19 mars 2006.

25. Mattick, K, I Dennis et J Bligh. « Approaches to learning and studying in medical students: validation of a revised inventory and its relation to student characteristics and performance », Medical Education, 38 (2004), p. 535-543. Également : www.genderandhealth.ca/en/modules/meded/meded-you-02.jsp

26. Yedidia, MJ et J Bickel. « Why aren’t there more women leaders in academic medicine? The views of clinical department chairs », Academic Medicine, 76 (2001), p. 453-465 tel que cité dans Stalker J et S Prentice S., éd., The illusion of inclusion - women in post-secondary education, Fernwood Publishing, Halifax, 1998, p. 15-16.

27. Canadian Men’s Health Network.

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